Explication de vote sur la loi sur l'aide à mourir

 11 mai 2026
Explication de vote sur la loi sur l'aide à mourir
Après l’adoption par les députés de la proposition de loi sur le droit à l’aide à mourir, le Sénat examinait à nouveau le texte à partir du lundi 11 mai 2026. Si je me félicite que nous ayons adopté définitivement la proposition de loi sur l’égal accès aux soins palliatifs, je regrette profondément que la droite sénatoriale ait choisi une stratégie d’obstruction pour empêcher les débats sur le droit à l’aide à mourir de se tenir sereinement.
La droite a en effet multiplié les amendements et a largement dénaturé le texte transmis par l’Assemblée nationale, qui prévoyait pourtant un cadre strict pour l’accès à ce droit à mourir dans la dignité. En commission, elle avait déjà réduit le texte à une simple “assistance médicale à mourir” en cas de pronostic vital engagé “à court terme”, soit dans un délai de quelques jours seulement. Cela revenait à une simple extension de la loi Claeys-Leonetti. Dans l’hémicycle, elle a ensuite décidé de supprimer une à une l’ensemble des mesures du texte.
Le Sénat aurait dû être au rendez-vous de ce combat pour accorder aux personnes en fin de vie la liberté de choisir le moment de leur mort et de refuser des souffrances insoutenables. En empêchant qu’un débat apaisé ait lieu, la droite sénatoriale laisse l’Assemblée nationale légiférer seule sur une réforme historique attendue par une majorité de Françaises et de Français.
Je tiens à rappeler que ce à quoi nous aspirons par ce texte, c’est non pas de contraindre à mourir, mais d’offrir à chacune et à chacun une liberté. La liberté de pouvoir choisir de partir, lorsque la médecine ne peut plus apporter de réponse, lorsque le corps nous abandonne et que la douleur est insoutenable. Les soins palliatifs, s’ils sont indispensables, ne peuvent pas tout, et il nous faut aujourd’hui légiférer pour celles et ceux pour qui ce n’est plus suffisant.
Devant l’intransigeance de la droite sénatoriale, j’appelle désormais, avec mes collègues sénateurs et sénatrices socialistes, à ce que le texte adopté par l’Assemblée nationale aboutisse, dans un esprit de dépassement des clivages politiques.
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