Le rôle du Sénat

Le Parlement vote la loi. Il contrôle l’action du Gouvernement. Il évalue les politiques publiques.
Il comprend l’Assemblée nationale et le Sénat.
Les députés à l’Assemblée nationale, dont le nombre ne peut excéder cinq cent soixante-dix- sept, sont élus au suffrage direct.
Le Sénat, dont le nombre de membres ne peut excéder trois cent quarante-huit, est élu au suffrage indirect. Il assure la représentation des collectivités territoriales de la République.
Article 24 de la Constitution

Mon action au Sénat

/  02 juin 2026
Violences sexistes et sexuelles et place des femmes dans la recherche : audition de Thierry Dauxois (CNRS)
Le mardi 2 juin 2026, nous avons auditionné en Commission de la culture Thierry Dauxois, candidat proposé par le Président de la République aux fonctions de président-directeur général du centre national de la recherche scientifique (CNRS).
 
Je l’ai notamment interrogé sur ses engagements en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et sur les moyens qu’il mettrait en œuvre pour qu’il y ait plus de femmes chercheuses. Les femmes représentent en effet aujourd’hui moins d’un tiers des scientifiques et un quart des ingénieurs. La mixité est un gage d’innovation, de performance et de qualité, et c’est aussi la seule manière d’élargir le vivier de recrutement dans les secteurs en tension comme le numérique, la transition écologique ou l’intelligence artificielle.
 
Pour voir mon intervention : https://www.facebook.com/share/v/1CQoYHZfS7/ 
/  02 juin 2026
Projection du film « Utopie zéro chômeur » de Claude Baqué sur les TZCLD
J’ai assisté le mardi 2 juin 2026 à la projection du film « Utopie zéro chômeur » du réalisateur Claude Baqué, qui raconte l’expérimentation du dispositif « Territoires zéro chômeur de longue durée » (TZCLD) dans le quartier Saint-Nicolas à Laval. Cette projection, suivie d’un débat en présence de Laurent Grandguillaume, président de l'association nationale “TZCLD” et de salariées et salariés d'entreprises à but d'emploi, a été organisée à l’initiative de mon collègue sénateur socialiste Simon Uzenat.
 
Je soutiens fortement ce dispositif qui permet à des entreprises à but d'emploi d’embaucher des personnes en chômage de longue durée dans le cadre d’un CDI à temps choisi, grâce au soutien de l’État et des collectivités territoriales. La proposition de loi qui pérennise ce dispositif et l’inscrit dans le droit commun est examinée la semaine prochaine en séance au Sénat : je serai, aux côtés de mon groupe, pleinement mobilisée pour lui permettre d'aboutir et ainsi garantir la pérennité d'expériences réussies comme dans la commune de Livron-sur-Drôme.
/  27 mai 2026
Explication de vote sur la PPL éducation prioritaire
Nous nous sommes abstenus le mercredi 27 mai 2026 en séance lors de l'examen de la proposition de loi portant réforme des critères d'attribution de l'éducation prioritaire. Je l'ai souligné lors de mon intervention en tribune : si l'inscription dans la loi de la politique d'éducation prioritaire, qui relevait jusque là uniquement du gouvernement et du champ réglementaire, constitue un réel progrès, ce texte est une opportunité manquée.
Nous aurions en effet souhaité aller plus loin et faire figurer dans la loi les critères en vigueur qui garantissent que la carte de l'éducation prioritaire soit construite à partir de critères socio-économiques
L'éducation prioritaire est et doit rester une politique qui vise à donner davantage de moyens scolaires aux territoires en difficulté dans le but de combattre les inégalités scolaires liées à la ségrégation spatiale !
 
 
/  27 mai 2026
Débat sur la place des collectivités territoriales dans la politique éducative
Nous avons débattu le mercredi 27 mai 2026 au Sénat sur la place des collectivités territoriales dans la politique éducative, sur proposition du groupe socialiste. Gestion du temps périscolaire, ATSEM, rénovation des locaux, restauration scolaire, carte scolaire... Les nombreux sujets abordés ont mis en lumière l'engagement financier et humain massif des collectivités pour permettre partout à l'école de fonctionner.
 
J'ai pour ma part interpellé le ministre sur les problématiques liées au non remplacement prolongé d'enseignant·es, qui conduisent des communes comme Saint-Ouen à recruter du personnel hors temps scolaire pour proposer du soutien aux élèves concernés. Dans ce domaine, comme dans d'autres, l'Etat doit assurer ses responsabilités et mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour garantir un accès l'égal à l'éducation sur l'ensemble du territoire.
 
 
/  20 mai 2026
Examen en Commission de la PPL éducation prioritaire
Examen en commission culture le mercredi 20 mai 2026 de la proposition de loi visant à réformer les critères d'attribution de l'éducation prioritaire qui prévoyait, dans sa version initiale, de déterminer les conditions d'appartenance aux réseaux d'éducation prioritaire par le seul prisme des résultats scolaires, à rebours de la philosophie de cette politique publique éducative essentielle, qui vise à compenser les inégalités socioéconomiques qui frappent plus spécifiquement certains territoires.
 
Nous profiterons de l'examen en séance pour porter notre vision et nos propositions pour une politique ambitieuse d'éducation prioritaire, nourries par les éclairages des syndicats enseignants entendus en audition rapporteure ainsi que des chercheurs et spécialistes des politiques d'éducation prioritaire que nous avons pris l'initiative de rencontrer avec les sénatrices et sénateurs socialistes, écologistes et républicains.
/  19 mai 2026
Réunion du Conseil d'Évaluation de l'École (CEE)
J'ai participé le mercredi 19 mai 2026 à une nouvelle réunion du Conseil d'Evaluation de l'Ecole, où je siège en tant que parlementaire, pour faire le point sur les différents travaux en cours menés par l'instance.
J'ai notamment rappelé à cette occasion la nécessité de préserver la confidentialité des rapports d'évaluation des établissements scolaires, qui ne doivent en aucun cas être des données publiques, et la pertinence d'associer étroitement aux initiatives du CEE la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l'Education, dont l'apport en matière de recueil et d'analyse de données de terrain est précieux.
Adoption de la PPL sur la restitution des restes humains kali'nas et arawaks à la Guyane
Ce lundi 18 mai 2026, nous avons adopté à l’unanimité au Sénat la proposition de loi visant à sortir des collections publiques les restes humains kali'nas et arawaks conservés au Muséum national d’histoire naturelle depuis 1892, afin qu’ils puissent être restitués à leurs descendants et inhumés en Guyane.
Ces hommes et ces femmes, originaires de Guyane, avaient été emmenés à Paris sous de fausses promesses pour être exhibés au Jardin d'acclimatation, dans le cadre d'une pratique dégradante et raciste répandue à l’époque, celle des “zoos humains”. Le corps de celles et ceux ayant succombé à l’hiver 1892 ont ensuite été intégrés aux collections du Musée de l'Homme, les privant de leur dignité jusqu’après leur mort. Je tiens ici à saluer le combat de l’association Moliko Alet + Po qui s’est battue pour obtenir la restitution des corps de leurs ancêtres.
Devant l’horreur de cette histoire, qui raconte l’abomination qu’a été la colonisation, nous avons été particulièrement émus d’examiner ce texte et de le voter à l’unanimité en Commission de la culture mercredi dernier. Je me félicite que cette loi ait fait l’objet d’un travail transpartisan au Sénat : cette étape, nécessaire, doit ouvrir la voie pour aboutir enfin à une loi-cadre permettant de répondre à l'ensemble des demandes des collectivités ultramarines spoliées.
/  11 mai 2026
Explication de vote sur la loi sur l'aide à mourir
Après l’adoption par les députés de la proposition de loi sur le droit à l’aide à mourir, le Sénat examinait à nouveau le texte à partir du lundi 11 mai 2026. Si je me félicite que nous ayons adopté définitivement la proposition de loi sur l’égal accès aux soins palliatifs, je regrette profondément que la droite sénatoriale ait choisi une stratégie d’obstruction pour empêcher les débats sur le droit à l’aide à mourir de se tenir sereinement.
La droite a en effet multiplié les amendements et a largement dénaturé le texte transmis par l’Assemblée nationale, qui prévoyait pourtant un cadre strict pour l’accès à ce droit à mourir dans la dignité. En commission, elle avait déjà réduit le texte à une simple “assistance médicale à mourir” en cas de pronostic vital engagé “à court terme”, soit dans un délai de quelques jours seulement. Cela revenait à une simple extension de la loi Claeys-Leonetti. Dans l’hémicycle, elle a ensuite décidé de supprimer une à une l’ensemble des mesures du texte.
Le Sénat aurait dû être au rendez-vous de ce combat pour accorder aux personnes en fin de vie la liberté de choisir le moment de leur mort et de refuser des souffrances insoutenables. En empêchant qu’un débat apaisé ait lieu, la droite sénatoriale laisse l’Assemblée nationale légiférer seule sur une réforme historique attendue par une majorité de Françaises et de Français.
Je tiens à rappeler que ce à quoi nous aspirons par ce texte, c’est non pas de contraindre à mourir, mais d’offrir à chacune et à chacun une liberté. La liberté de pouvoir choisir de partir, lorsque la médecine ne peut plus apporter de réponse, lorsque le corps nous abandonne et que la douleur est insoutenable. Les soins palliatifs, s’ils sont indispensables, ne peuvent pas tout, et il nous faut aujourd’hui légiférer pour celles et ceux pour qui ce n’est plus suffisant.
Devant l’intransigeance de la droite sénatoriale, j’appelle désormais, avec mes collègues sénateurs et sénatrices socialistes, à ce que le texte adopté par l’Assemblée nationale aboutisse, dans un esprit de dépassement des clivages politiques.
/  06 mai 2026
Réunion de la coalition parlementaire sur la loi intégrale contre les VSS
J’étais représentée le mercredi 6 mai 2026 à l'Assemblée nationale pour une nouvelle réunion de la coalition parlementaire transpartisane qui porte la proposition de loi visant à lutter de manière intégrale contre les violences sexistes et sexuelles commises à l'encontre des femmes et des enfants.
L’occasion de faire le point, en présence de nombreuses associations mobilisées sur ces sujets, sur les récentes initiatives parlementaires pour avancer dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et aboutir enfin à l’inscription à l’ordre du jour de cette proposition de loi intégrale, essentielle pour proposer une réponse globale et structurée pour mieux prévenir les violences et accompagner les victimes.
Réforme structurelle de la justice, formation de la police, protection renforcée des enfants, prévention et traitement des violences au travail, prise en charge sanitaire et psychotraumatique, lutte contre les cyberviolences…: l’ensemble de ces politiques publiques doivent être adaptées et dotées des moyens nécessaires !
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