Le rôle du Sénat

Le Parlement vote la loi. Il contrôle l’action du Gouvernement. Il évalue les politiques publiques.
Il comprend l’Assemblée nationale et le Sénat.
Les députés à l’Assemblée nationale, dont le nombre ne peut excéder cinq cent soixante-dix- sept, sont élus au suffrage direct.
Le Sénat, dont le nombre de membres ne peut excéder trois cent quarante-huit, est élu au suffrage indirect. Il assure la représentation des collectivités territoriales de la République.
Article 24 de la Constitution

Mon action au Sénat

/  30 avril 2026
Femmes et jeux vidéo : audition d'Ubisoft par la délégation aux droits des femmes
Seulement 20% de femmes dans l'industrie du jeu vidéo, 6% dans l'esport, et une grande majorité de jeux qui véhiculent des stéréotypes de genre. Alors que la moitié des joueurs sont aujourd'hui des joueuses, la délégation au droit des femmes du Sénat mène des auditions de nombreux acteurs de la filière pour étudier les défaillances en matière d'égalité femmes-hommes et les actions à mener pour y remédier.
Nous avons auditionné en avril 2026 des représentants d'Ubisoft, numéro 1 français et leader mondial du jeu vidéo, qui a connu des défaillances en matière de violences sexistes et sexuelles. Je les ai notamment questionné sur leurs actions en matière de représentation des femmes.
 
 
/  28 avril 2026
20 ans de la Charte européenne pour l'égalité des femmes et des hommes dans la vie locale
L'égalité femmes-hommes est un combat qui se mène aussi à l'échelle locale.
Nous avons fêté le mardi 28 avril 2026 au Sénat les 20 ans de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, l'occasion d'échanger sur les objectifs et les apports de ce texte signé par 2600 collectivités territoriales européennes, dont 360 françaises.
J'ai notamment interrogé les intervenant•es sur les bonnes pratiques de certaines collectivités et sur l'évaluation de l'application de la Charte par les signataires.
 
Voir mon intervention : https://www.facebook.com/share/v/1EydZUgYt5/
/  17 avril 2026
Colloque sur l'herboristerie au Sénat
J’ai eu le plaisir d’accueillir le vendredi 17 avril 2026 au Palais du Luxembourg, avec mon collègue Guillaume Gontard et en présence de Joël Labbé, un colloque consacré à l'herboristerie, pour faire le point sur les avancées et blocages persistants, sept ans après l’aventure de la mission d’information sénatoriale consacrée à cette filière d’avenir.
Une journée riche, séquencée par plusieurs tables rondes sur les différents enjeux agricoles, environnementaux et sanitaires liés à l’herboristerie et à ses métiers ainsi que sur les leviers à mettre en œuvre pour mieux les structurer et encadrer sur le plan juridique.
Merci à l’ensemble des professionnels et structures engagés autour de ces sujets pour le partage de leurs témoignages et de leur expertise, qui nous seront précieux pour continuer à obtenir des progrès au niveau national et européen !

Voir mon discours introductif : https://www.facebook.com/share/v/192Kz4os3R/

 

/  16 avril 2026
Table ronde sur la place des femmes dans l'industrie française
Dans l’industrie française, il y a encore bien du travail pour atteindre la parité. Moins de 30% de femmes y font carrière, et elles sont seulement 20% aux postes de direction. Je participais jeudi dernier à une table ronde consacrée à cette problématique et aux solutions pour y remédier. Deux entrepreneures étaient présentes, Corinne MOLINA et Justine LECALLIER, ainsi que le président de CCI France Alain DI CRESCENZO et le professeur des universités Elyès JOUINI.
J’ai notamment rappelé que le manque de femmes dans les filières scientifiques, et donc dans les métiers industriels, se construit dès l’école primaire. Il n’y a pas de désamour des filles pour les sciences : c’est la société qui véhicule encore les stéréotypes et biais de genre que l’on connaît toutes et tous. Les entreprises industrielles doivent former les recruteurs et recruteuses à ces biais et mettre en avant des rôles modèles auprès des élèves afin de susciter des vocations. Je le dis avec d’autant plus de conviction que j’ai été professeure de mathématiques.
Le président de la CCI a notamment évoqué l’action de sensibilisation « Usine ouverte » et le mois de la découverte des métiers. Ces actions sont essentielles mais il faut aller plus loin et plus vite, et mettre sur la table la question des quotas. Je me félicite en tout cas que notre rapport « XX=XY, féminiser les sciences, dynamiser la société », dont j’ai été co-rapporteure, poursuive son chemin et qu’il suscite de nouvelles discussions essentielles pour que la France ait davantage de chercheuses et de professionnelles dans les filières scientifiques.
 
 
/  15 avril 2026
Reprise en main brutale de Grasset par Vincent Bolloré
Depuis plusieurs jours, le monde de l’édition fait entendre son refus de la reprise en main brutale de Grasset par le milliardaire Vincent Bolloré. Ce dernier a en effet limogé Olivier Nora, PDG de la maison d’édition depuis 26 ans, pour le remplacer par un de ses proches.
Vincent Bolloré est un habitué de ces mises au pas idéologiques qui doivent nous pousser à garantir l’indépendance des rédactions et des éditeurs et à mieux encadrer la concentration économique à l'œuvre dans le secteur.
Dans ce contexte tendu, nous avons participé le 15 avril 2026 avec mes collègues de la Commission de la culture à une table ronde sur l’économie du livre.
L’industrie du livre fait face à plusieurs difficultés : baisse de la lecture, notamment chez les 50-64 ans dont la pratique a décroché fortement depuis 2023, impact de l’IA sur la création et concentration économique du secteur.
À cette occasion, ma collègue Sylvie Robert a dénoncé avec force l’influence de M. Bolloré et le recul à l'œuvre en matière de liberté d’expression. Je soutiens fermement son appel à une "loi d'urgence" visant à reconnaître une "clause de conscience" aux auteurs en cas de changement radical de ligne éditoriale de la part de leur éditeur, à l’instar de la clause dont bénéficient les journalistes.
/  15 avril 2026
Crise de la filière viticole et coordination de nos politiques publiques : ma question écrite à la ministre

La crise de la filière viticole nécessite une stratégie nationale et une meilleure coordination de nos politiques publiques : ma question écrite à la ministre de l'agriculture : 

Mme Marie-Pierre Monier attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur les difficultés rencontrées par la filière viticole et sur la nécessité d'une coordination des politiques publiques en la matière.

La filière viticole est une composante majeure de l'agriculture française : elle concerne en effet 15 % des exploitations agricoles et représente 12 % de la valeur totale de la production agricole française, soit 10,9 milliards d'euros. Elle emploie par ailleurs 130 300 équivalents temps plein. La viticulture subit depuis plusieurs années une polycrise : baisse de la consommation individuelle (-60 % entre 1960 et 2022), multiplication des aléas climatiques, conflits commerciaux et hausse des droits de douane. En conséquence, la production française de vin a baissé de 17 % entre 2019 et 2023 (l'ensemble des données citées sont issues de FranceAgriMer). Pour faire face à ces difficultés, le plan d'arrachage des vignes ne saurait être la seule réponse apportée par les pouvoirs publics. La filière viticole demande notamment des prix décents, une organisation commune de marché (OCM) vin ambitieuse, des solutions respectueuses de l'environnement pour faire face au réchauffement climatique (tels que les cépages résistants) et des investissements importants en communication. Sortir de la crise nécessite par ailleurs qu'une stratégie nationale soit mise en place et coordonnée à l'échelle des départements et régions viticoles. Cette stratégie pourrait être pilotée par le préfet, qui connaît le territoire et est en contact avec la filière. Ce dispositif, qui pourrait s'appuyer sur l'article 66 du décret du 29 avril 2004, permettrait une meilleure coordination des politiques publiques sur l'ensemble du territoire. Actuellement, il existe en effet des préfets coordonnateurs des bassins viticoles, mais pas de préfet coordonnateur à l'échelle du pays.

Dans ce contexte, elle souhaiterait l'interroger sur les réponses que le Gouvernement prévoit d'apporter à la crise que subit la filière, et en particulier sur les solutions qu'il envisage pour garantir aux viticulteurs un revenu décent. Elle souhaite également connaître la position du Gouvernement concernant l'opportunité de confier à l'un des préfets de région une mission interrégionale de coordination, sur le modèle du préfet coordonnateur du plan d'actions national loup, en application de l'article 66 du décret du 29 avril 2004.

/  14 avril 2026
Moyens alloués à la MSA : ma question à la ministre

Dans un contexte d'augmentation du mal-être des agriculteurs et agricultrices, les moyens alloués au régime agricole et à la MSA, la sécurité sociale agricole doivent être confortés : ma question écrite à la ministre de l'agriculture : 

Mme Marie-Pierre Monier attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité de conforter les moyens alloués à la mutualité sociale agricole (MSA) dans le cadre des négociations en cours avec le ministère de l'agriculture, le ministère des comptes publics et la direction de la sécurité sociale autour de la convention d'objectifs et de gestion (Cog) 2026-2030, qui fixe les objectifs et moyens budgétaires pour les cinq années à venir.

Dans un contexte d'augmentation des cas suivis par les travailleurs sociaux et des appels au réseau Sentinelles et d'un risque accru de suicide pour les agriculteurs comparativement aux autres catégories socioprofessionnelles - plus 46 % selon le rapport 2025 de la MSA - , la MSA doit en effet disposer des effectifs humains nécessaires pour mener des actions d'accompagnement et de prévention du mal être agricole, mieux repérer les situations à risque et maintenir son maillage territorial, au plus près des populations agricoles et rurales concernées.

Elle lui demande quelle est sa position sur ce sujet.

Réponse de la ministre : 

La future convention d'objectifs et de gestion (COG) 2026-2030 qui sera bientôt signée entre la caisse centrale de la mutualité sociale agricole (CCMSA) et l'État s'attachera au premier plan à ce que la qualité du service rendu à l'assuré social réponde au meilleur standard, notamment en matière de versement des prestations, tant légales qu'extra-légales (action sanitaire et sociale). À cette aune, les négociations de la COG en cours se déroulent dans un climat constructif entre les équipes de la CCMSA et les ministères de tutelle. Le projet de convention est, en effet, avancé, car l'État et la MSA partagent de nombreuses priorités comme, outre le niveau de la qualité de service rendu à l'assuré de manière homogène sur l'ensemble du territoire, le renforcement de la place de la caisse centrale dans un souci d'amélioration de son pilotage du réseau, ainsi que les moyens nécessaires mis pour lui assurer un système informatique au niveau des standards des autres caisses de sécurité sociale. Cette recherche de la qualité de service s'accompagne par ailleurs d'une recherche, partagée avec la MSA, d'efficience. À cet égard, la question du schéma d'emploi est un point important des discussions. Cette nouvelle COG s'inscrit ainsi dans un contexte qui s'impose à tous les organismes de sécurité sociale, notamment dans une recherche optimale de gains de productivité sur leurs activités, sans jamais dégrader la qualité du service rendu. L'accompagnement des salariés et non-salariés agricoles, actifs comme retraités, de leurs ayant-droits (enfants notamment), ainsi que la prévention du mal-être agricole doivent en effet demeurer la pierre angulaire qui guide la négociation de cette COG 2026-2030.

/  10 avril 2026
Essor des mouvements masculinistes : auditions de la délégation aux droits des femmes du Sénat

L’essor des mouvements masculinistes doit nous faire réagir au plus haut niveau. La Délégation aux Droits des Femmes du Sénat, dont je fais partie, mène plusieurs auditions pour comprendre le phénomène.

Cette semaine, nous avons auditionné à huis clos deux autorités importantes : le procureur de la République antiterroriste et la directrice générale de la sécurité intérieure (DGSI), le principal service de renseignement intérieur français.

Au coeur des échanges, les risques d’actions violentes perpétrées par des membres de cette mouvance liée à l’ultra droite.

Ce risque n’est pas hypothétique : des exemples existent aux États-Unis et en Europe.

En France, le premier projet d’attentat masculiniste a été déjoué à Saint-Étienne en juillet 2025. 

La responsabilité des plateformes est aussi à souligner : les jeunes y ont accès à des contenus dangereux qui conduisent à leur radicalisation et incitent au passage à l’acte.

/  08 avril 2026
Audition de Anne-Claire Legendre, nouvelle présidente de l'Institut du monde arabe
La commission culture a auditionné le 8 avril 2026 Anne-Claire Legendre, nouvelle présidente de l'Institut du monde arabe, à l'aube du 40 anniversaire de cet établissement.
L'occasion d'aborder les nombreux défis auxquels est aujourd'hui confrontée l'institution : modalités de financement, préservation de son bâtiment, élargissement de son cercle de visiteurs...Mon collègue socialiste Adel Ziane a quant à lui notamment interrogé la présidente sur l'éventualité de l'ouverture de nouvelles antennes de l'IMA, et plus largement, les actions menées en matière "d'aller vers" pour toucher tous les publics.
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