Proposition de loi sur l'aide à mourir

 20 janvier 2026
Proposition de loi sur l'aide à mourir
« Le courage, c’est d’aimer la vie, et de regarder la mort d’un regard tranquille » : cette phrase n’est pas la plus connue du discours de Jean Jaurès à la jeunesse d’Albi, mais elle est sans doute la plus belle.
 
Elle résonne juste, alors que le Sénat a démarré ce mardi 20 janvier l’examen de la proposition de loi sur l’aide à mourir.
 
J'ai pris la parole en séance à cette occasion pour rappeler qu’il s’agit simplement d’offrir à chacune et à chacun la liberté de choisir et d’aborder la vie comme la mort avec sérénité. Cette loi ne contraindra personne. Elle ouvrira seulement une fenêtre pour celles et ceux qui le souhaitent.
 
Chacun doit pouvoir choisir jusqu’où il est prêt à endurer les souffrances que l’existence peut imposer. C’est un enjeu de justice et d’égalité républicaine, car nous vivons une situation hypocrite : ceux qui ont les moyens vont à l’étranger, tandis que d’autres demeurent sans solution.
 
« Dans certaines circonstances, aider quelqu’un à quitter ce monde en accord avec lui-même et sans douleur est un acte d’amour : ce droit, je le veux pour moi, et pour toutes les françaises et les français, qui demeureront libre d’en user ou pas. ».
 
Malheureusement, une partie de la droite sénatoriale a choisi d’instaurer le flou et la confusion dans ce débat important : l’article 4, qui posait le cadre et les limites dans lesquels ce droit nouveau pouvait s’exercer, a été vidé de son contenu par la commission.
 
J'ai par conséquent voté contre cet article devenu vide de sens. Ce dernier a finalement été supprimé, coupant court au débat, car ouvrir un tel droit sans préciser qui peut en bénéficier le rend par définition inapplicable. Il faudra donc attendre le retour du texte à l’Assemblée pour offrir enfin, à chacune et à chacun, le droit ultime de choisir.
 
Cet examen se poursuit la semaine prochaine par celui de la proposition de loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs : tout le monde s’accorde sur l’importance fondamentale des soins palliatifs et sur le besoin de leurs dédier des moyens à la hauteur. Mais ils ne peuvent pas tout, et il faut aussi légiférer pour celles et ceux pour qui ce n’est plus suffisant.
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