Droit des femmes
Très heureuse de la belle soirée que nous avons vécu à Nyons jeudi dernier, sur l'accès des femmes aux postes à responsabilité.
Un grand merci à Stéphanie Moullet, économiste de l'Université Aix-Marseille, pour sa conférence passionnante et instructive sur le plafond de verre, et également à nos intervenantes qui ont témoigné de leur parcours professionnels au cours d'une table ronde très inspirante :
- Léa Lauzier, agricultrice à Châteauneuf du Rhône, présidente de la commission ruralité du CESER, ancienne vice-présidente des JA26
- Régina Campello, responsable commerciale dans un domaine viticole, maire de Puygiron
- Pascale Drieu, cheffe de la police municipale de Nyons
- Fabienne Barbanson, dirigeante de l'US Valreas Rugby et de sa section féminine, coach sportif, maire de St Ferreol Trente Pas
- Laure Buriez-Ferrenbach, Cheffe de la zone sud à la Direction des Déplacements du Conseil Départemental de la Drôme
Merci à la Mairie de Nyons pour son accueil, à mes amies du collectif Femmes des citoyennes à part entière, et au public pour les nombreux échanges qui ont suivi.
Le chemin vers l'égalité entre les femmes et les hommes et long et sinueux, et la période trouble que nous vivons doit nous alerter encore plus, mais les moments comme ce jeudi soir nous montre aussi que l'on avance !
Table ronde vibrante au Sénat sur le Me too cinéma, associant la commission culture et la délégation aux droits des Femmes.
En présence de l'actrice Anna Mouglalis, du collectif 50/50 et de http://xn--reprsentant-ebb.es/ de producteurs, nous avons échangé sur les leviers législatifs et les mesures pratiques à mettre en œuvre, des castings aux plateaux de tournage, pour mieux lutter contre les violences sexistes et sexuelles et protéger les enfants qui évoluent dans cet écosystème, faisant échos aux propos entendus lors de l'audition de Judith Godrèche il y a quelques semaines.
7 ans après l'affaire Weinstein, beaucoup reste à faire : je regrette à ce titre que la commission d'enquête sur les violences sexuelles dans le cinéma, qui nous aurait permis d'aller plus loin sur le sujet, ait pris fin en raison de la dissolution de l'assemblée nationale.
Ce samedi, la MSA Ardèche Drôme Loire organisait une journée dédiée à la santé des femmes à Nyons.
Dépistages, soins gynécologiques, diététique, santé et sécurité au travail, conciliation entre vie professionnelle et personnelle, violences, sport santé...
Autant de sujets cruciaux, abordés sous le prisme de la ruralité, pour amener ce sujet au plus près des femmes de nos territoires.
J'ai notamment eu le plaisir d'y retrouver Inès de Rancourt pour le CIVAM Drôme et Florence Jacques pour le CIDFF 26.
Merci à toute l'équipe de la MSA pour cette organisation !
Audition très intéressante cette semaine du délégué interministériel à l'hébergement et à l'accès au logement dans le cadre des travaux de la Délégation aux droits des femmes sur les femmes en situation de rue, où nous sommes revenus sur le profil spécifique de ces femmes, dont le nombre a augmenté au cours de la dernière décennie, ainsi que sur les politiques publiques de mise à l'abri et d'hébergement plus pérennes.
J'ai pour ma part pris la parole pour interroger sur les raisons du non recours au 115, aujourd'hui très engorgé, et les leviers existants pour accompagner ces femmes sur la durée une fois relogées.
J'ai eu le plaisir d'intervenir dans le deuxième épisode du podcast PotentiElles de la MSA Ardèche Drôme Loire, consacré aux femmes inspirantes qui font vivre le monde rural.
L'occasion d'évoquer mon parcours et de revenir sur les combats menés, au Sénat et sur le terrain, pour défendre l'égalité entre les femmes et les hommes et améliorer la prise en compte des spécificités de la ruralité !
Nous avons examiné ce matin à la Délégation aux droits des femmes le rapport "Familles monoparentales : pour un changement des représentations sociétales", qui met en lumière les difficultés, notamment économiques, qui pèsent sur ces familles, constituées à 82% de mères isolées, auxquelles s’ajoutent une stigmatisation et un isolement compliqués à vivre.
Plusieurs recommandations visant à mieux reconnaître ce modèle familial, qui concerne aujourd'hui 1 famille sur 4, ont particulièrement retenu mon attention, à l'instar de l'expérimentation d'une carte de famille monoparentale associée à des tarifs préférentiels ou de la facilitation de l'accès aux dispositifs d'aides à l'insertion professionnelle.
Je salue aussi la volonté affichée de responsabiliser davantage le parent non gardien en augmentant sa participation aux coûts d'entretien et d'éducation de son enfant : aujourd'hui, plus d'un parent non gardien sur quatre ne verse pas de pension alimentaire !
J'ai souvent l'occasion de le dire : la vie de sénatrice se déroule à cent à l'heure !
Retour sur le marathon de ma journée :
- Petit-déjeuner pour faire le point avec l'INRAE sur les revenus agricoles
- Audition en commission culture du président de l'Établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris
- Table ronde avec les syndicats de l'enseignement pour échanger sur la réforme de la formation initiale
- Lancement de la mission d'information sénatoriale consacrée aux architectes des bâtiments de France, dont j'assurerai la présidence au cours des prochains mois
- Séance de QAG
- Projection sur la prostitution des mineurs placés dans les foyers de l'ASE organisée à l'initiative de la Délégation aux Droits des Femmes
- Et enfin commission mixte paritaire sur la proposition de loi visant à soutenir l'engagement bénévole et à simplifier la vie associative, qui nous a permis d'aboutir à un texte commun avec des avancées concrètes pour soutenir notre maillage associatif !
Mieux prendre en compte les femmes en situation de rue : la Délégation aux Droits des Femmes du Sénat se penche sur ce sujet d'actualité brûlant, résumé par 2 chiffres terribles - 2 personnes en situation de rue décèdent chaque jour et 68 femmes ont trouvé la mort en 2023.
Cette première table ronde en présence d'associations a mis en lumière l'importance de renforcer l'accompagnement social et sanitaire apporté à ces femmes, au regard des enjeux liés à la préservation de leur santé physique et mentale : 90% d'entre elles ont été ou sont victimes de violences au cours de leur vie.
Répondre durablement à ces problématiques passera bien sûr par une politique ambitieuse du logement, qui ne peut se résumer à l'offre d'hébergement d'urgence.
Cette année, pour le 8 mars, journée internationale des Droits des femmes, j'ai choisi d'être présente à Buis les Baronnies et Nyons.
D'abord à Buis, pour une table ronde sur les femmes en agriculture, avec les témoignages de deux agricultrices drômoises, l'une de Cobonne et l'autre de Sainte Jalle, où j'ai aussi eu plaisir à retrouver l'ensemble vocal Mona Lisa qui nous a donné du souffle pour continuer à avancer sur le chemin long et sinueux qui mène à l'égalité !
Puis à Nyons, où la Ville proposait d'assister au spectacle Ana K, un seule-en-scène de Isabelle Monvoisin sur les violences conjugales d'une grande subtilité et d'une grande justesse, que j'avais déjà eu l'occasion de voir, et que je trouve un peu plus puissant à chaque nouvelle représentation. Une opportunité supplémentaire d'aborder la réalité des violences faites aux femmes dans nos territoires ruraux, dont les jeunes nyonsaises et nyonsais se sont saisis, grâce à l'espace jeune, en réalisant un court métrage sur le sujet également présenté ce soir là, avant de terminer par un temps d'échange.
Merci à toutes et tous pour votre mobilisation : pas à pas, nous avançons !