Agriculture
Dans un contexte où la profession agricole exprime vivement son malaise en France et en Europe, j'ai reçu à ma permanence parlementaire, Yvan JARNIAS, Président des Jeunes Agriculteurs de la Drôme, afin de faire un point sur la situation agricole dans notre département.
Nous avons échangé sur le cumul de difficultés que rencontrent les filières locales : viticulture, lavande et lavandin, abricot, élevage, à l'exception notable de l'olive cette année. Il aussi insisté sur la crise à laquelle est confrontée la production en bio, expliquée par la baisse du pouvoir d'achat en raison de l'inflation mais aussi par un détournement des consommateurs qui doit interroger.
Plus largement, nous sommes revenus sur les problématiques générales qui plombent l'agriculture : multiplication des aléas sanitaires et climatiques, prix de vente non rémunérateurs pour les producteurs, et concurrence déloyale de produits d'importation qui ne respectent pas les mêmes normes sociales et environnementales.
Enfin, j'ai donné une réponse de principe favorable à la demande qu'il m'a faite, de proposer à de jeunes agricultrices et agriculteurs de la Drôme, de venir au Sénat pour mieux connaître le fonctionnement institutionnel et le processus législatif.
Rencontre et échanges avec les acteurs de la filière lavandicole française ce mardi à l'Assemblée nationale, à l'initiative de ma collègue députée Marie Pochon.
L'occasion de faire le point sur les défis économiques, environnementaux et règlementaires à surmonter pour cette filière emblématique de nos territoires, aujourd'hui à la croisée des chemins, et les actions en cours pour la soutenir : au Parlement et sur le terrain, notre mobilisation reste pleine et entière !
Le Comité Départemental Loup s'est tenu hier dans les locaux de la DDT de la Drôme à Valence, sous la présidence du Préfet de la Drôme et en présence du Préfet référent national sur la politique du loup, Jean-Paul Célet.
Les services de l'Etat ont présenté le bilan de l'année écoulée avec un nombre d'attaques stable et une réduction du nombre de victimes. Il se confirme que la présence du loup s'étend vers l'ouest du département et que les zones de présence permanente du loup et le nombre de meutes continuent de s'accroître.
Les grands axes du Plan National d'actions sur le Loup et les activités d'élevage qui entrera en vigueur au 1er janvier prochain ont été présentés. Je reste vigilante sur les évolutions à venir mais il est à noter que plusieurs orientations de ce Plan Loup 2024-2029 vont dans le sens de propositions que j'avais faites s'agissant du dénombrement des loups, de la prise en compte de la prédation sur la santé des éleveuses et des éleveurs ou du statut juridique des chiens de protection.
La Fête de l'olive piquée et des vins du terroir se tenait samedi à Nyons, célébrant traditionnellement le début de la récolte, le piquage permet de déguster les premières olives de table sans attendre.
Nous pouvons nous réjouir de l'excellente année qui se profile pour les oléicultrices et les oléiculteurs tant en quantité qu'en qualité, qui mettra un peu de baume au cœur de notre agriculture qui connait de fortes difficultés dans ses autres filières.
C'était un très grand plaisir aussi d'accueillir notre nouveau Préfet de la Drôme, Thierry Devimeux, qui, pour l'occasion, a été intronisé au sein de la Confrérie des Chevaliers de l'Olivier de Nyons.
Une journée idéale pour préparer les fêtes de fin d'année autour des olives, des vins et des nombreux autres produits du terroir proposés par nos producteurs du Nyonsais et des Baronnies.
Hier à Forcalquier s’est tenue l’assemblée générale constitutive de la Maison du Patrimoine Culturel des Lavandes de Provence.
J’ai participé avec un grand bonheur à ce moment fort du projet de candidature des« paysages culturels des lavandes » au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Cette « maison », association essentielle pour porter la candidature, sera à la fois un lieu d’échanges, de partage et de mise en commun du travail et des énergies, mais aussi un lieu d’accueil de toutes celles et tous ceux qui souhaitent accompagner cette candidature.
La démarche prend forme, cela me réjouit comme je pense de nombreuses et nombreux habitants de nos territoires où la lavande est un symbole de nos paysages, ancré dans notre culture locale.
Une fois n’est pas coutume, c’est en Vaucluse que je suis allée ce samedi, car le marché aux truffes de Richerenches fêtait ses 100 ans !
Pour l’occasion, le plus célèbre marché aux truffes de France, qui est aussi aujourd’hui le premier marché en Europe, accueillait de nombreuses personnalités locales et du monde de la truffe.
Pendant toute la saison, c’est là que chaque semaine, les professionnels, producteurs et courtiers, se retrouvent pour des transactions discrètes dans les coffres de voitures.
Au cœur de la première région française de production de truffes noires qui s’étend sur la Drôme Provençale et l’Enclave des Papes, le marché de Richerenches, créé par décision municipale, est, depuis un siècle, essentiel à l’activité de la filière trufficole et à son développement.
Nous avons auditionné en commission culture le ministre de l'agriculture Marc Fesneau dans le cadre de l'examen des crédits budgétaires de l'enseignement agricole.
J'ai interrogé lors de mon intervention le ministre sur l'évolution du mode de calcul des services enseignants, qui pénalise les professeurs dans l'enseignement agricole public, l'application concrète de la loi dont j'étais rapporteure visant à CDIser les AESH au bout de 3 ans dans l'enseignement agricole et maritime, et l'absence de création de postes enseignants dans un contexte où l'enseignement agricole a été mis à mal par de nombreuses suppressions de postes au cours des dernières années.
Avec mes collègues sénateurs Lucien Stanzione (84) et Jean-Yves Roux (04), nous avons une nouvelle fois conviée la filière lavandicole à Aurel, dans le Vaucluse afin de faire un point sur leur situation face à l'accumulation des difficultés subie par les productrices et les producteurs.
Cette réunion a permis de faire le point sur l'utilisation de l'aide à la filière de 10 millions d'euros que bous avions obtenue et en particulier sur la nécessité de s'assurer que le reliquat de 4 millions qui n'a pu être attribué, sera bien utilisé pour des actions collectives de la filière.
Des éléments ont aussi été apportés sur le calendrier de révision des réglementations européennes et sur l'avancée de la démarche de candidature des paysages culturels des lavandes au patrimoine mondial UNESCO.
Au-delà du soutien de court terme, la filière pourrait faire remonter ses besoins structurels et, à travers une implication importante des productrices et des producteurs, ainsi mettre en œuvre une démarche commune aux trois départements qui pourrait être élargie à l'ensemble des filières en difficulté des territoires de montagne sèche.
La sénatrice Marie-Pierre Monier (Drôme) et le sénateur Lucien Stanzione (Vaucluse) ont convié les représentants de la filière lavande et lavandin et les élus locaux à une nouvelle rencontre, la sixième depuis avril 2022, concernant la situation de la filière.
L’accumulation des difficultés de l’effondrement du marché des huiles essentielles aux ravages par la noctuelle en passant par la cécidomyie et les aléas climatiques, a mis certains producteurs de lavande et de lavandin en très grandes difficultés.
Sur les 10 millions d’euros d’aide obtenue par les sénateurs, seuls 5 millions d’euros ont pu être distribués en dépit d’une seconde campagne de dépôts de dossiers en septembre.
Comme prévu 1 million d’euros sera fléché pour la recherche sur la lutte contre la cécidomyie et le reliquat de 4 millions d’euros devrait revenir à la filière sous la forme d’actions collectives (recherches sur la noctuelle, développement de la filière).
La sénatrice et le sénateur continueront à s’assurer que ces moyens financiers reviennent bien à la filière.
Au-delà du soutien de court-terme, la filière fera remonter ses besoins structurels, afin que les Chambres d’Agriculture puissent ensuite mobiliser les moyens nécessaires en regard. Ce travail qui nécessitera une implication importante des productrices et des producteurs pourrait aussi être réalisé en commun sur les trois départements, comme l’a proposé le sénateur Lucien Stanzione.
Un point a aussi été fait sur la révision des réglementations européennes CLP et REACH. Si le vote du parlement en octobre dernier a été une bonne nouvelle pour la filière, tout n’est pas acquis et il faudra encore faire preuve de conviction en vue du conseil européen prévu début décembre. Sur ce point les sénateurs vont demander expressément au gouvernement d’œuvrer dans ce sens auprès des autres pays européens.
La sénatrice Marie-Pierre Monier a fait part des avancées concernant l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO des « paysages culturels des lavandes » en soulignant que la visite des représentants du ministère de la Culture, début juillet, a été réussie et a montré le large soutien dont la candidature bénéficie de la part de la filière, des élus et de la population des territoires. Elle a aussi annoncé l’assemblée générale constitutive de la
« Maison du patrimoine culturel lavandicole de Provence », association qui portera la candidature, le 15 décembre prochain à Forcalquier. Le Sénateur Stanzione a précisé qu’il souhaitait que soit mis en place des antennes dans les trois départements.
Au cours de cette réunion, il a été évoqué de mettre en œuvre une démarche commune dans les trois départements, qui pourrait être élargie à l’ensemble des filières des territoires de montagne sèche qui connaissent d’importantes difficultés.
La sénatrice et le sénateur ont donné rendez-vous début février 2024 aux professionnels de la filière et à tous les acteurs concernés (Régions, Départements, Communes, Communautés de Communes, Parcs Naturels Régionaux, Chambres d’Agriculture…) pour faire le point sur l’avancée de cette démarche, et définir un projet d’avenir structurant et pérenne pour la filière, dans la perspective d’une rencontre avec le Ministre Fesneau, lors du salon de l’agriculture 2024 à Paris