Agriculture
ll y a quelques jours, afin de célébrer l'officialisation définitive de la reconnaissance en Indication Géographique Protégée (IGP) de notre Abricot des Baronnies, j'ai tenu à revêtir au Sénat la chemise siglée au logo du syndicat de l'Abricot des Baronnies !
Ce qui caractérise cet abricot de montagne des Préalpes drômoises qui pousse entre 200 et 600 m d'altitude, c'est la légère coloration rouge (le blush) qu'il prend en raison de la fraîcheur des nuits.
Pour l'IGP, ce sont 13 variétés adaptées au terroir des Baronnies qui ont été sélectionnées pour leur valeur gustative. Ces abricots si goûteux et sucrés mûrissent entre début juin et mi-aout et leur fraîcheur est garantie par un délai de mise en marché de 14 jours maximum, fixé par le cahier des charges.
Vivement la saison pour que nous puissions enfin déguster nos Abricots des Baronnies -IGP !
J'ai souvent l'occasion de le dire : la vie de sénatrice se déroule à cent à l'heure !
Retour sur le marathon de ma journée :
- Petit-déjeuner pour faire le point avec l'INRAE sur les revenus agricoles
- Audition en commission culture du président de l'Établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris
- Table ronde avec les syndicats de l'enseignement pour échanger sur la réforme de la formation initiale
- Lancement de la mission d'information sénatoriale consacrée aux architectes des bâtiments de France, dont j'assurerai la présidence au cours des prochains mois
- Séance de QAG
- Projection sur la prostitution des mineurs placés dans les foyers de l'ASE organisée à l'initiative de la Délégation aux Droits des Femmes
- Et enfin commission mixte paritaire sur la proposition de loi visant à soutenir l'engagement bénévole et à simplifier la vie associative, qui nous a permis d'aboutir à un texte commun avec des avancées concrètes pour soutenir notre maillage associatif !
Belle victoire obtenue au Sénat avec le rejet du projet de loi de ratification du CETA !
Tout comme l'ensemble des sénatrices et sénateurs du groupe socialiste, je me suis opposée à cet accord de libre échange, qui représente un danger pour le monde agricole français et la pérennité de nos normes sanitaires et environnementales.
Il revient désormais au gouvernement de respecter le sens de ce vote et d'en tenir compte pour mieux protéger les producteurs et productrices français à l'avenir - instauration de clauses-miroirs et de clauses de sauvegarde, mise en œuvre de politiques anti-dumping et de défense commerciale de l'Union européenne...
J’ai été très heureuse ce jeudi à Bésignan, de participer à l’Assemblée Générale du Syndicat de Abricot des Baronnies.
Je tenais particulièrement à être présente en 2023 pour soutenir les productrices et les producteurs qui ont une nouvelle fois vécu une année difficile, en raison d’épisodes de grêle cette fois, après 6 années consécutives de gel.
En raison de cet historique et de la réforme de l’assurance récolte, ils et elles n’ont été que très faiblement indemnisés, je suis d’ailleurs intervenue à plusieurs reprises à ce sujet auprès du ministère de l’agriculture durant l’année écoulée.
L’obtention de la reconnaissance de l’IGP Abricot des Baronnies est une grande joie pour toutes et tous qui confirme que la filière reste dynamique. Porté par les plus anciens comme les jeunes installés, ce signe de qualité rassemble aujourd’hui tout un territoire avec le soutien fort de la Chambre d'agriculture de la Drôme et du Parc naturel régional des Baronnies provençales.
Comme une odeur de printemps qui vient et voilà les Journées agricoles de Vinsobres que nous retrouvons chaque année avec grand plaisir !
Pendant deux jours, le week-end dernier, les activités agricoles, cœur battant de la commune, ont été mises en valeur et cette année elles en ont bien besoin ! La grande mobilisation agricole de ce début d'année aura sensibilisé, je l'espère, chacune et chacun à soutenir notre agriculture, notamment par notre consommation quotidienne.
Cette année encore, à côté des traditionnels stands de matériel agricole, de jardin et de loisirs, la Foire de Vinsobres fait aussi la part belle aux productions de notre territoire, sans oublier les manèges qui font la joie des petits et des grands.
Un grand bravo au Président Claude Jaume et à toute l'équipe de bénévoles pour la belle organisation de ces 67èmes Journées agricoles de Vinsobres qui aura permis de passer de bons moments en attendant le retour de jours meilleurs.
Le colloque PPAM en Biovallée, organisé tous les deux ans sur l'Ecosite d'Eurre par l'association Biovallée, est toujours un moment formidablement positif où se retrouvent les acteurs des PPAM qu'ils soient formateurs, paysans-herboristes, transformateurs, pharmaciens ou consommateurs.
La troisième édition à laquelle j'ai participé ce vendredi n'a pas failli à la règle, montrant un approfondissement des synergies entre les différents acteurs que ce soit :le modèle de relations entre la coopérative de producteurs SICA -BioPlantes et l'entreprise Elixens, qui permet une production bio et équitable, relativement protégée des soubresauts des marchés ; le travail autour du projet CIRCOUPAM qui vise à développer un approvisionnement des pharmacies en circuit court ou l'enregistrement au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) d'un titre de paysan-herboriste, accessible en VAE ou en centre de formation (dès septembre 2024 aux CFPPA de Nyons et de Montmorot).
C'est avec un grand plaisir et une certaine fierté que j'ai rappelé que la mission d'information sur « le développement de l'herboristerie et des plantes médicinales, une filière et des métiers d'avenir » menée en 2018 au Sénat est de l'aveu même des professionnels, une référence pour la dynamique au sein la filière.
Cette année, pour le 8 mars, journée internationale des Droits des femmes, j'ai choisi d'être présente à Buis les Baronnies et Nyons.
D'abord à Buis, pour une table ronde sur les femmes en agriculture, avec les témoignages de deux agricultrices drômoises, l'une de Cobonne et l'autre de Sainte Jalle, où j'ai aussi eu plaisir à retrouver l'ensemble vocal Mona Lisa qui nous a donné du souffle pour continuer à avancer sur le chemin long et sinueux qui mène à l'égalité !
Puis à Nyons, où la Ville proposait d'assister au spectacle Ana K, un seule-en-scène de Isabelle Monvoisin sur les violences conjugales d'une grande subtilité et d'une grande justesse, que j'avais déjà eu l'occasion de voir, et que je trouve un peu plus puissant à chaque nouvelle représentation. Une opportunité supplémentaire d'aborder la réalité des violences faites aux femmes dans nos territoires ruraux, dont les jeunes nyonsaises et nyonsais se sont saisis, grâce à l'espace jeune, en réalisant un court métrage sur le sujet également présenté ce soir là, avant de terminer par un temps d'échange.
Merci à toutes et tous pour votre mobilisation : pas à pas, nous avançons !
Dans le cadre de la section d’études « cultures traditionnelles et spécialisées » dont je suis la Présidente, nous avons récemment reçu la filière noisettes.
Cette filière très organisée nous a fait part de son grand désarroi car depuis 2019 les producteurs ne peuvent plus utiliser une molécule, autorisée ailleurs dans et hors de l’Union Européenne, qui est très efficace contre les principaux ravageurs de la noisette.
Alors que la production française de noisettes connait des pertes qualitatives et quantitatives depuis 2019, la filière finance actuellement seule des recherches sur une petite guêpe prédatrice des ravageurs, mais avant que ces recherches aboutissent le temps sera long.
Comme la plupart des petites filières, les producteurs de noisettes demandent à ne plus être confrontées à une concurrence déloyale et à ce que des moyens soient mis en œuvre pour accélérer la recherche d'alternatives aux molécules non autorisées en France.
Comme chaque année, le Salon International de l'Agriculture a été un moment de rencontres et d'échanges variés avec celles et ceux qui font vivre au quotidien les cultures de nos territoires : retours sur quelques temps marquants !
J'ai assisté lors de ma première journée mardi à l'inauguration du stand de la Drôme : un beau moment partagé avec des actrices et des acteurs du rayonnement des produits agricoles drômois.
Le Président de la chambre d'agriculture de la Drôme a mis à profit cette occasion pour souligner que ce dont les agriculteurs et agricultrices ont avant tout besoin c'est de prix rémunérateurs. Il a aussi exhorté les consommateurs à privilégier les produits locaux et/ou bio pour contribuer à faire vivre l'agriculture local.
Comme toujours lors de ces salons, des échanges enrichissants interviennent aussi lors de rencontres impromptues.
Deuxième temps fort du jour, une rencontre autour de la lavande organisée par la chambre d'agriculture du Vaucluse sur le stand de la Région Sud a permis de conforter la nécessité d'envisager les difficultés de cette filière sur l'ensemble de ses territoires historiques et de fixer une feuille de route commune pour avancer ensemble sur leur résolution.
Dernier rendez-vous en marge du salon, une rencontre au Sénat avec mon collègue Raphaël Daubet, sénateur du Lot, avec des représentants de la trufficulture pour faire le point sur les attentes de la filière en matière de développement et de structuration.
Ma journée de mercredi a été rythmée par plusieurs moments de rencontres autour d'enjeux très variés :
Je me suis ainsi rendue au stand de la MSA pour échanger avec le directeur adjoint de la MSA Ardèche Drôme Loire sur les initiatives locales à mettre en œuvre pour promouvoir l'égalité femmes-hommes et la lutte contre les violences.
J'ai poursuivi ma visite par une discussion avec Sylvie Chevrol, présidente des Vignerons Indépendants de Rhône-Alpes pour faire le point sur les difficultés actuelles du secteur viticole avant de me rendre au stand du parc naturel régional du Vercors pour déguster le fromage local et évoquer les enjeux du service de remplacement des agriculteurs et agricultrices.
Enfin, direction le stand de la Drôme pour un moment convivial autour des Baronnies provençales, en présence d'élus locaux et d'acteurs agricoles de mon département !
Pour ma troisième et dernière journée, j'ai eu le plaisir d'intervenir dans le cadre de la table ronde "Femmes actives en agriculture : quelle place ? quelle conciliation des temps de vie ? quels enjeux autour de la féminisation du secteur ?" organisée par la MSA, où participait également la ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes et à la lutte contre les discriminations Aurore Bergé.
L'occasion de remettre à la ministre notre rapport sénatorial "Femmes et ruralités : en finir avec les zones blanches de l'égalité" et d'évoquer ensemble les inégalités femmes-hommes persistantes dans le secteur agricole et les sujets à faire progresser, notamment en matière en remplacement, pour faciliter l'articulation des temps de vie.