Agriculture
La réforme de l'assurance récolte qui est entrée en vigueur au 1er janvier 2023 inquiète les agriculteurs qui ont été sinistrés à plusieurs reprises au cours des dernières années. C'est, en particulier le cas des producteurs d’abricots des Baronnies dont certains ont du faire face à 6 années consécutives de gel.
En conséquence, ces agriculteurs n'auront aucune protection en 2023 car l'indemnisation, par l'assurance comme par le fonds prévu pour les non-assurés, est calculée sur l'historique de production qui est forcément très faible.
Ma question orale d'hier matin interrogeait donc le gouvernement sur la possibilité d'apporter des modifications à cette réforme afin que les agriculteurs pluri-sinistrés puissent avoir une couverture minimale en cas de nouveaux aléas climatiques importants, car même les organisations professionnelles et les services de l'Etat dans les départements s'inquiètent de pouvoir fournir les éléments nécessaires pour que les agriculteurs non-assurés puissent être indemnisés.
La réponse que m'a apportée la Ministre déléguée à l'Enseignement Professionnel et à la Formation Professionnelle a simplement réaffirmé la nécessité du calcul de l'historique de production sur la moyenne triennale ou la moyenne olympique qui n'est pas adapté dans les cas de sinistres répétés. Toutefois, elle a indiqué la possibilité pour les exploitants de garantir leur récolte sur la base d'un prix majoré sans perdre le bénéfice des aides européennes à l'assurance, mais en souscrivant à des garanties complémentaires non-subventionnables.
Je lui ai répondu que certes la réglementation européenne nous impose des contraintes, mais il en va de l'avenir de notre agriculture. Il faut agir !
Très heureuse une nouvelle fois, ce samedi, d'inaugurer les Journées agricoles de Vinsobres, héritières de la foire traditionnelle.
Moment de fête pour le village et ses habitants, ainsi que pour les nombreux visiteurs intéressés par la présentation de matériels, de plants et de services à destination des agriculteurs, mais aussi par les activités de jardin et de loisirs. Sans oublier les produits locaux auxquels, cette année encore, un chapiteau était consacré.
Preuve que ces journées ont encore un bel avenir devant elles, des plus jeunes sont venus cette année renforcer l'équipe d'organisation !
Félicitations aux organisateurs du Comité de Foire et à leur Président, Claude Jaume, qui sont particulièrement dynamiques et novateurs pour que perdure ce rendez-vous cher aux vinsobraises et aux vinsobrais.
Avec mes collègues Lucien Stanzione , sénateur du Vaucluse, et Jean Yves Roux , sénateur des Alpes de Haute Provence, nous avons réuni à nouveau les acteurs de la filière lavande, à Nyons.
Pour cette quatrième réunion depuis avril 2022, il s’agissait de faire le point sur la situation économique de la filière ainsi que sur la progression des diverses démarches entreprises pour accompagner les lavandiculteurs et les distillateurs.
Alain Aubanel , représentant de la filière, a ainsi pu exposer les dispositions d’attribution de l'enveloppe budgétaire de 10 millions d’euros, votée en août dernier au Sénat sur notre initiative, dont 9 millions viendront aider les exploitations en difficulté dans les territoires de plantation traditionnelle, tandis que 1 million d’euros sera affecté à un programme de recherche fondamentale sur la cécidomyie, afin de trouver des solutions de lutte contre cet insecte ravageur.
Les responsables de la filière ont aussi sollicité notre soutien pour rencontrer plusieurs ministères afin de rendre plus claire la position de la France dans les discussions européennes concernant les réglementations REACH et CLP, qui font peser un très fort risque sur la production des huiles essentielles.
Enfin, il a été souligné l’avancée des démarches dans le cadre de la candidature au patrimoine mondial de l’UNESCO des « Paysages culturels de lavande » dont l’aboutissement constituera une véritable « assurance-vie » pour la filière.
De beaux moments de rencontre et d’échanges autour de l’agriculture et des produits de la Drôme, hier, au Salon de l’Agriculture.
D’abord sur le stand de la Drôme, où, en présence de Marie-Pierre Mouton, Presidente du Conseil Departemental, la journée de la Chambre d’Agriculture a mis à l’honneur l’excellente viande drômoise : de chevreau, de bœuf, d’agneau et de volaille. Un bon moment passé aux côtés de son Président, Jean-Pierre Royannez, de Sandrine Roussin, Présidente de la FDSEA 26 et de Pierre Combat. Nous avons aussi rapidement échangé avec le Ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau.
Je me suis aussi rendue sur le stand des Vignerons indépendants de France. Avec la Présidente du syndicat des vignerons indépendants de la Drôme, Sylvie Chevrol-Michelas, nous avons fait un point sur la situation de la viticulture en général et sur les impacts, pour les différentes appellations, de la crise et du manque de récolte dû à la sécheresse cet été.
Ensuite, sur le stand de l’Association Nationale des Elus du Vin, avec le Secrétaire général Vincent Leglantier, j’ai rencontré des vignerons d’un peu partout en France : de Champagne, de Bourgogne, de la Loire. Hervé Jardin, Président du Syndicat de la Truffe noire Tricastin-Pays de Grignan-Enclave des papes, était à mes côtés avec les dernières truffes, magnifiques pour la saison !
J’ai terminé par un entretien avec Thierry Manten, Vice-président de la MSA, avec lequel j’ai échangé sur les retraites à la fois pour les agriculteurs et pour les salariés. Je n’ai pas manqué de mettre un coup de projecteur sur la situation des femmes en agriculture ainsi que sur les critères d’affiliation à la MSA.
Matinée bien remplie dans la Vallée de la Drôme !
D'abord une belle rencontre avec Stéphane et Fanny Boutarin, sur leur exploitation à Crest, pour découvrir leurs produits et en particulier leur ail noir, avec lequel ils ont été de véritables précurseurs. Nous avions eu le plaisir d'échanger lors d'une audition de la filière ail au Sénat, que j'organisais en tant que présidente de la section d'études cultures traditionnelles et spécialisées, et j'ai été ravie de les retrouver dans la Drôme. Un grand merci à eux de m'avoir fait partager leur passion !
Puis de riches échanges avec les trois communautés de communes du Val de Drôme, du Crestois et du Pays de Saillans, et du Diois, autour du service public de la rénovation énergétique qu'elles ont en commun, et de leurs craintes concernant les évolutions législatives à venir. Nous avons aussi pu en profiter pour aborder des sujets variés, comme le fonctionnement des maisons France Service, la fiscalité locale, la compétence eau et assainissement, ou encore la situation des écoles sur leurs territoires respectifs.
Redécouverte par le consommateur pour ses qualités nutritionnelles et par les agriculteurs pour ses avantages dans la rotation des cultures, la culture de lentilles a progressé en France ces dernières années mais reste encore peu développée.
Au Sénat dans le cadre de la section d’études « cultures traditionnelles et spécialisées », nous avons auditionné des représentants de la filière qui nous ont décrit une filière active dont les bassins de production, dont deux sous appellation : La lentille Verte du Puy AOP et Lentilles Vertes du Berry, sont plutôt répartis sur le territoire français.
Toutefois, la mise en culture est très sensible aux variations des prix de marché et des rendements ainsi que de la rentabilité des céréales et oléagineux. La situation de la filière est d’autant moins sécurisée qu’elle est particulièrement affectée par les aléas climatiques et la présence de ravageurs sans solution de lutte.
Comme de nombreuses « petites filières », des moyens de recherche et développement seraient nécessaires que ce soit pour la sélection variétale, l’adaptation aux changements climatiques ou la lutte contre les ravageurs.
Belle journée ensoleillée, samedi, pour la Fête de l'Olive Piquée et des Vins du Terroir à Nyons, qui s'est ouverte, cette année sur la présentation du nouveau Grand Maître de la Confrérie des chevaliers de l'olivier, Vincent Coupon. Chacun de nous avait une pensée pour Christian Bartheye, notre kinou, qui nous manque beaucoup.
Cet événement traditionnel est toujours l'occasion de faire le point sur la récolte en cours qui s'annonce plus réduite en quantités en raison de conditions météorologiques défavorables tout au long de l'année. Mais les récoltes très abondantes et de très bonne qualité des deux années précédentes permettront d'amortir ce creux et de conserver une bonne situation économique pour la filière.
De quoi envisager l'avenir avec optimisme pour notre huile d'olive et nos olives de Nyons, uniques au monde.
Quelle émotion, samedi, d'être accueillie au sein de la Confrérie Du Diamant Noir et de la gastronomie !
Joyau de notre patrimoine gastronomique, la truffe noire tuber melanosporum est aussi une ressource économique et touristique de nos territoires. N'oublions pas que la Drôme est le premier département producteur en France !
Outre le produit de fête que j'apprécie beaucoup, je soutien et défends avec conviction le travail de la filière et la qualité de notre production nationale, en particulier comme membre, depuis 2014, puis présidente, depuis 2021, de la section d'études du Sénat sur les cultures traditionnelles et spécialisées qui s'occupe notamment de la trufficulture.
Un grand merci à Hervé Jardin qui a souhaité me parrainer pour cette intronisation et félicitations Virginie Vincent-Jardin et à Laurent Chareyre qui ont aussi été intronisés à l'occasion de ce chapitre de la Confrérie.
La section d'études des cultures traditionnelles et spécialisées du Sénat que je préside, a reçu cette semaine les producteurs d'ail français. Plutôt répartie sur l'ensemble du territoire, la production de cette filière ne représente toutefois qu'une petite part de la production européenne d'ail qui, elle-même, ne constitue qu'un peu plus de 1% de la production mondiale dominée par la Chine.
Comme beaucoup des filières de petite taille que nous recevons, les producteurs d'ail français rencontrent des difficultés de plusieurs ordres : en raison de la hausse des coûts des matières premières et de l'énergie; liées aux impasses techniques découlant de l'interdiction de produits phytosanitaires; ou encore dues à la concurrence d'importations, y compris européennes, qui ne sont pas tenues au respect des mêmes normes.
Pour autant, c'est une filière très organisée qui a mis en place des partenariats avec la grande distribution et développé des méthodes scientifiques d'authentification de l'origine géographique afin de lutter contre les contrefaçons. En outre, la production française est marquée par des terroirs reconnus pour la qualité de leur production avec 1 AOP et 4 IGP, parmi lesquels l'IGP "Ail de la Drôme", reconnu pour sa production qualitative de variétés d'ail blanc locales et historiques, dont l'un des représentants, Stéphane Boutarin, faisait partie de la délégation reçue au Sénat.
Une belle découverte que cette filière de l'ail français que je suivrais avec attention et à laquelle la section d'études apportera très volontiers un soutien si ses responsables le juge nécessaire.