Agriculture

/ /  25 juillet 2022
Présence du Loup : une situation invivable pour les éleveurs

Les données mises à jour à chaque Comité Départemental Loup conduisent à un constat très net : les nombres de meutes installées, d’attaques et de bêtes tuées ou blessées n’ont fait quasiment qu’augmenter ces dernières années dans la Drôme.

Malgré le renforcement des protections des élevages et l’augmentation des prélèvements de loups notamment depuis l’atteinte en 2019 du seuil de viabilité de l’espèce fixé à 500 individus, la pression de prédation sur les troupeaux reste très forte.

Les conditions de travail des éleveurs et des bergers sont devenues inacceptables avec un stress permanent quant à la sécurité de leur troupeau, accentué par la gestion complexe des chiens de protection.

Avec aujourd’hui la présence de 920 loups en France, la politique de gestion du loup doit évoluer. Le pastoralisme doit être reconnu comme préalable et non comme variable d’ajustement de la protection du loup. Je souhaite que le Plan National d’Action pour le loup 2024-2029, actuellement en préparation, intègre cette évolution et j’ai adressé au Préfet de Région Auvergne-Rhône Alpes, coordonnateur national pour le loup, un courrier lui faisant part des points essentiels :

  • Parvenir à un consensus sur la méthode de dénombrement afin de lever les incertitudes ;
  • Intégrer la nécessité de se doter de chiens de protection parmi les coûts de protection du troupeau ;
  • Reconnaitre le préjudice de santé engendré par la pression de prédation ;
  • Avancer vers une régulation territorialisée de la présence du loup combinant moyens de défense et connaissance fine des comportements.

Ce sujet est majeur pour nos territoires car le pastoralisme comme la biodiversité sauvage doivent être sauvegardés dans un écosystème qui a été déséquilibré par la présence du loup.

/  30 juin 2022
Les champs de lavande vont-ils disparaître de la Drôme ?

J'ai été interviewée le 30 juin dernier par Sud radio pour alerter sur la crise que traverse actuellement la filière de la lavande, confrontée à de nombreuses difficultés, de la surproduction qui conduit à une baisse des cours, aux aléas climatiques en passant par l'explosion des coûts de l'énergie.

 

Pour assurer l'avenir de cette filière si chère à mon territoire de la Drôme des mesures doivent être mises en œuvre au plus vite : indemnisations suite aux calamités agricoles, aide à la trésorerie, exonérations fiscales et sociales...

 

Ecouter l'interview

/  04 mai 2022
Soutenir la filière lavande et lavandin

Les professionnels de la filière lavande et lavandin font face à une période très difficile avec la hausse des coûts de l’énergie qui vient s’ajouter à l’effondrement de leurs prix de vente et au processus de nouvelle révision de la réglementation REACH qui doit aboutir avant la fin de l’année 2022.

 

Dans le but d’apporter notre soutien à la filière PPAM sans distinction de territoire, avec mon collègue sénateur de Vaucluse, Lucien Stanzione, nous avons organisé une rencontre avec les responsables de tous les maillons de la filière et des élus locaux, vendredi dernier à Saint-Christol (Vaucluse).

 

A l’issue de plus de 2 heures d’échanges, nous avons décidé de prolonger notre action selon trois axes :

  • Interpellation par l’ensemble des élus du gouvernement qui sera prochainement nommé pour que la réforme de la réglementation REACH n’impacte pas les huiles essentielles ;
  • Intervention des parlementaires auprès de l’Etat et du gouvernement pour alerter sur les prix croissants de l’énergie qui impactent les coûts des producteurs ;
  • Etablissement en urgence d’un plan de sauvegarde de la filière lavandicole, pour la rédaction duquel nous prévoyons de nous réunir à nouveau dans les très prochaines semaines avec le Sénateur des Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Yves Roux, qui a souhaité se joindre à notre initiative.
/  06 avril 2022
65èmes Journées Agricoles de Vinsobres

Quel bonheur le week-end dernier de pouvoir inaugurer les 65èmes Journées Agricoles de Vinsobres, trois longues années après la dernière édition !

 

Malgré la météo plutôt hivernale, nous avons été ravis de nous retrouver autour du Président Claude Jaume et de toute l’équipe d’organisation de ces journées qui conjuguent des stands de matériel agricole pour les professionnels, des manèges pour la joie des petits et des grands mais aussi un chapiteau consacré à nos produits du terroir.

 

Et comme à Vinsobres, seul cru des Côtes du Rhône en Drôme provençale, les vignerons ne sont jamais loin. Le concours des vins organisé par le Comité des vignerons en a profité, comme chaque année, pour rendre son verdict.

 

En quelques sortes « un retour à la normale » qui fait plaisir après ces années marquées par la crise sanitaire !

/  05 avril 2022
Nouvel épisode de gel dans les Baronnies

Une nouvelle fois, en ce début avril, plusieurs nuits consécutives de gel ont causé des dégâts importants dans les exploitations d’arbres fruitiers !

 

Confrontés à ce nouvel aléa climatique, les arboriculteurs ont travaillé pendant toutes ces nuits afin de déployer des moyens efficaces mais coûteux de lutte contre le gel pour préserver le plus possible la prochaine récolte.

 

Je me suis rendue hier dans les Baronnies à la rencontre des agriculteurs, en compagnie de la conseillère départementale, Pascale Rochas, et de plusieurs maires du territoire, Christelle Ruysschaert, Nadège Rancon et José Fernandes. Une première estimation prévoit seulement 40% de la récolte prévue sur le territoire de l’IGP Abricot des Baronnies.

 

Toutefois, certains arboriculteurs ont perdu la totalité de leur récolte car ils ont été confrontés à trois formes de gel : gel noir, gel d’advection et gelée blanche ; mais aussi au vent qui a réduit l’efficacité des bougies de paraffine.

 

Devant cette situation exceptionnelle, nous allons demander à l’Etat que les arboriculteurs les plus gravement touchés puissent à nouveau bénéficier de mesures exceptionnelles équivalentes à celles qui avaient été mises en œuvre à la suite du gel de 2021.

/  15 mars 2022
Les Plantes à Parfum, Aromatiques et Médicinales (PPAM), toujours au cœur de mes préoccupations

Plus de 3 ans après la remise du rapport, la mission d’information du Sénat sur le développement de l’herboristerie et des plantes médicinales continue à infuser une dynamique positive au sein de la filière PPAM.

 

Le 9 mars, sur la sollicitation des responsables du CFPPA de Nyons, », je suis intervenue en duo avec Fanny DUPERRAY, collaboratrice de mon collègue sénateur, Joël LABBÉ, cheville ouvrière de la mission sénatoriale. Cette intervention, dans le cadre de la formation « Transmettre les usages traditionnels des plantes médicinales » a été l’occasion de riches échanges avec les élèves autour des recommandations du rapport et des développements intervenus depuis.

 

Les 10 et 11 mars à Eurre, se tenait le 2ème colloque sur les PPAM en Biovallée, événement majeur pour la filière dont toutes les composantes étaient présentes et ont fait part des mouvements de structuration et de professionnalisation en cours, pour lesquels les travaux de la mission sénatoriale et le travail que nous continuons à mener au Sénat sur ce sujet semblent avoir une part importante.

 

En février, avec mon collègue sénateur socialiste de Vaucluse, Lucien Stanzione, nous avons fait part au Ministre de l’Agriculture des préoccupations extrêmes des producteurs et distillateurs de lavande et de lavandin de nos deux départements face aux nouvelles menaces sur l’avenir des huiles essentielles que fait peser la révision de la réglementation européenne REACH, prévue d’ici fin 2022 dans le cadre de la Stratégie pour une Chimie Durable. La création d’un comité interministériel auquel participent les représentants de la filière est un premier pas utile, mais il serait nécessaire que la France qui préside l’Union Européenne jusqu’à fin juin 2022, affirme une position nette quant à l’exclusion des huiles essentielles des conséquences de cette nouvelle révision réglementaire.

/  25 février 2022
En toute fin de législature, une loi sur l’assurance récolte

Malgré mes réserves initiales, j’ai voté le texte relatif à l’assurance récolte qui nous a été proposé le 24 février, à quelques jours de la fin de la session.


En effet, l’accord obtenu en commission mixte paritaire a conservé la dimension programmatique sur 2023-2030 introduite par le Sénat qui donne de la lisibilité au projet initial du gouvernement.


La CMP a aussi maintenu les avancées du Sénat sur deux sujets cruciaux : la prise en compte des outils de protection et de prévention dans le calcul de la prime par les assureurs et la remise en cause, en raison de la récurrence des aléas climatiques, du critère de la « moyenne olympique » qui devra être portée au cours de la Présidence française de l'Union Européenne.


L'application de cette réforme très attendue devra néanmoins apporter des réponses aux attentes légitimes des agricultrices et agriculteurs, et avoir un caractère universel afin qu'aucune d'elles et aucun d'eux ne soit laissé sur le bord du chemin !

/  20 décembre 2021
Accompagner la filière trufficole

Le 20 décembre 2021, en tant que Présidente de la section d’études « Cultures traditionnelles et spécialisées » j’ai accompagné au Ministère de l’Agriculture le Président de la Fédération Française de Trufficulture, Alain Ambialet, qui venait présenter les demandes de la filière.


Les collaborateurs de cabinet du Ministre, très à l’écoute, ont fait plusieurs propositions relatives au renouvellement du protocole de développement de la filière ainsi qu’à la mise en place d’un groupe de travail sur la trufficulture au sein du comité spécialisé de France Agrimer.


Ils ont aussi apporté des précisions sur les possibilités existantes d’exonération de l’indemnité compensatoire de défrichement que les trufficulteurs peuvent utiliser en attendant l’introduction d’un texte législatif sur ce point.

/ /  15 octobre 2021
Enseignement agricole : l'urgence d'une transition agro-politique

La mission d’information sénatoriale « L’enseignement agricole, outil indispensable au cœur des enjeux de nos filières agricoles et alimentaires » a rendu ses conclusions le 15 octobre 2021, marquant la fin de plusieurs mois d’auditions et de déplacements sur le sujet. 
 
L’un d’entre eux s’est d’ailleurs déroulé dans notre département de la Drôme et fut l’occasion de visiter, aux côtés de la rapporteure Nathalie Delattre, trois établissements agricoles publics, qui préparent chacun à leur manière  l'avenir de notre agriculture : le site de l’Unité Expérimentale Recherche Intégrée de l’INRAE, le lycée horticole terre d'horizon Romans et le lycée le Valentin Bourg Les Valence 26.
 
Fort de 45 propositions, notre rapport sénatorial appelle à une véritable « transition agro-politique » afin de redonner une stratégie et des objectifs clairs à l’enseignement agricole, d’autant plus indispensable dans un contexte de renouvellement des générations et de transition écologique.
 
A l’heure où la survie même de l'enseignement agricole est remise en cause par les coupures budgétaires et des suppressions de postes successives opérées par le gouvernement depuis 2017, nous espérons que l'exécutif entendra les alertes du Sénat et mettra en œuvre les moyens nécessaires pour préserver cet enseignement d’exception, pépite de nos territoires.
 
Pour consulter le rapport 

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